Alors, qu’est-ce que tu deviens ?

… comment ça va depuis le temps, et les études, et le mariage, et les chats ? autant de questions que je déteste et évite le plus possible. Si vous avez perdu contact avec moi depuis quelques mois/années et vous demandez pourquoi, la réponse est probablement ici.

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J’ai toujours considéré que je n’étais pas quelqu’un d’intéressant, et ça ne m’a jamais posé de problème particulier. Peut-être parce que, tout petit déjà, j’étais souvent seul. J’aimais les vieux voiliers en bois, les chants de marins, les Légos, au moment où mes petits camarades étaient plutôt intéressés par le foot, la techno et les Playmobils. Aujourd’hui encore je développe des goûts un peu atypiques, j’aime les musiques partiellement peu connues et légèrement hors-normes, j’aime dormir à la belle étoile, voyager à vélo, randonner à pied, marcher anonyme au milieu d’une foule, me trouver quelque part sans que personne ne le sache… Puisque je ne suis pas intéressant, il n’y a aucune raison particulière que quiconque veuille savoir ce que je fais ou pourquoi ; et dans ce cas, aucune raison d’imposer ma présence en donnant des nouvelles. Avec le temps, j’en suis venu à aimer et même chérir ce qui c’est imposé comme un véritable sentiment de liberté ; c’est du moins ce que j’ai réalisé en ce début de semaine à Crozon. C’est peut-être aussi ce qui me plait tant dans la randonnée et le voyage, puisque finalement c’est assez similaire.

pointe du Grand Gouin et goulet de Brest

pointe du Grand Gouin et goulet de Brest

Je n’ai jamais pris la peine de me «cacher», une simple recherche basique sur internet vous renvoie vers ce site et plusieurs autres et vous fournit presque toutes mes coordonnées ; il est relativement simple d’obtenir rapidement des infos sur moi et comment je vais. Et pourtant, j’apprécie qu’on ne sache rien ou presque de moi. Le fait que personne ne prenne la peine d’en savoir plus me conforte dans l’idée que je n’intéresse pas grand monde, et ça me plait. Exactement comme lors d’une randonnée où d’un voyage longue distance à vélo. On croise des dizaines, des centaines de gens, certains avec qui on échange quelques mots avant de reprendre la route, mais la majorité ignore tout de vous et n’en saura jamais rien. Étrangement, je trouve une sensation de puissance, de liberté dans cette situation, avancer seul au milieu d’une foule qui ne vous remarque pas, cela donne la sensation d’être à coté du monde, un être un peu à part à qui a été accordée la possibilité d’observer sans agir. Faîtes l’expérience un jour, installez-vous sur une place et regardez les gens ; c’est une sensation intéressante et captivante.

C’est un comportement qui peut paraitre égoïste, j’en suis bien conscient… mais la vérité est que je m’en fous, c’est ainsi que je suis, et ça me plait ; si cela vous a un jour blessé, j’en suis navré, mais il faut croire que vous n’étiez malheureusement pas fait pour me supporter… Hormis quelques rares personnes dont je suis vraiment proche et qui se reconnaitront probablement si elle lise ce papier, je ne pourrais sans doute jamais reprendre contact tant cela me fait l’impression d’imposer ma présence à quelqu’un qui n’en a pas besoin.

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