Affiche du film ""

Bokeh

Bokeh

20171 h 32 min
Résumé

Un couple d’Américains en vacances en Islande découvrent un matin que la population a entièrement disparu. Désormais seuls sur terre, les amoureux vont tenter de survivre et de trouver une explication à ce mystère…

Métadonnées
Réalisateur Geoffrey Orthwein, Andrew Sullivan
Durée 1 h 32 min
Date de sortie 24 mars 2017
Détails
Acteurs
Avec : Maika Monroe, Matt O'Leary, Arnar Jónsson, Gunnar Helgason, Berglind Rós Sigurôardóttir

Jeinar et Riley, deux américains transis d’amour, visitent l’Islande lorsqu’une nuit, à 3h24 exactement, une réplique du cataclysme déclenché par Zac Hobson dans The Quiet Earth, efface du monde la totalité de l’humanité. Et comme pour Zac, la nouvelle vie de Jeinar et Riley débute alors.

Pari réussi pour un film qui partait clairement gagnant avec un thème et une orientation qui ne pouvaient que me plaire. Tourné intégralement en Islande, Bokeh regorge de plans magnifiques sur des paysages sauvages tous plus beaux les uns que les autres ; la bande originale et son omniprésent piano parvient à combler le vide et la tristesse qu’inspirent les lieux dépeuplés où évoluent désormais deux jeunes adultes un peu paumés, rendant quasi poétique cette fin du monde sans douleur ni soubresauts.

L’humanité a disparu, soudainement, sans laisser la moindre trace. De manière un tantinet caricatural, Riley mobilise son pragmatisme et tente de rationaliser alors que Jeinar s’interroge sur l’origine divine du drame, cette dualité creusant peu à peu un précipice entre les deux personnages et leur façon d’appréhender leur situation. Bokeh apporte là quelque chose qui selon moi faisait défaut à The Quiet Earth : un côté profondément humain, une réaction réaliste à une situation inconcevable, ce qui rend certaines scènes particulièrement déchirantes, notamment l’avant-dernière scène qui m’a beaucoup touché.

Mon seul regret concerne cette petite facilité scénaristique avant le dénouement qui n’a pas d’autre utilité que d’acter le changement d’esprit d’un des personnages – j’essaie de ne pas spoiler – et qui, à mon avis, aurait pu être amené de façon plus subtil. C’est d’ailleurs un défaut qu’on retrouve dans The Quiet Earth, malheureusement.

Bilan, un excellent film de science-fiction pour moi, agréablement rythmé et qui bénéficie d’une photographie qui fait honneur aux magnifiques reliefs et paysages urbains islandais. Sans doute le plus beau film que j’ai pu voir à ce jour sur ce thème.

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