Homo numericus

Au lancement de ce blog, il y avait comme idée d’occuper un peu mes périodes d’ennui ; habitant seul à Vannes j’avais souvent du temps à tuer, c’était l’occasion parfaite de suivre un journal numérique. Un déménagement plus tard et me voilà en 2011 à Lorient, avec sensiblement plus d’activités quotidiennes et, mathématiquement, moins d’activité numérique. Un problème qui s’est aggravé lors d’un second déménagement en 2012 avec pour résultat un abandon progressif des blogs, désormais au nombre de deux, l’un professionnel (blog.caercam.org), l’autre personnel (blog.charliemerland.me). Depuis 2012, silence radio.

Il est temps d’y remédier !

J’ai longtemps maintenu mon choix de ne pas utiliser les réseaux sociaux, un choix largement conditionné à l’utilisation presque uniquement professionnelle que je peux avoir d’Internet, y compris dans mes projets plus personnels ; la quasi totalité de mon activité numérique a une orientation professionnelle. J’ai créé mon premier compte Facebook en 2010, avec pour but premier de partager mes photos de concert ; ce pas de travers m’a ouvert des opportunités dans des milieux qui m’auraient été inaccessibles autrement. Six ans plus tard les priorités ont changé et je passe probablement moins de 10 heures par an sur Facebook. Google+ me plaît bien davantage et me sert bien mieux professionnellement pour suivre différents sujets concrets ; quant à Twitter, où je passe un temps assez important à mon grand désespoir − mais je me soigne, j’ai récemment supprimé mes comptes anonymes pour ne conserver que mon compte officiel − me permet de suivre l’actualité rapidement et efficacement.

Ce changement progressif de mon utilisation d’Internet s’est aussi vu accéléré par la migration de ce média vers des appareils plus ludiques : j’ai attendu 2014 avant d’acheter ma premier tablette, un outil qui est vite devenu un incontournable du quotidien. Mon besoin premier était pourtant d’avoir un périphérique autre qu’un ordinateur pour tester mes développements et mes sites ; mais la limite est vite franchie et les applications qui enrichissent la vie courante sont désormais des passages inévitables de mes journées : agenda, courriels, Twitter, blogs, méditation, sport, lecture, prise de notes… D’où l’idée de ressusciter ce blog.

Matt Mullenweg disait récemment que les réseaux tendent non pas à produire du contenu, mais à diriger les utilisateurs vers des contenus de qualité. De là à prétendre que ce blog représente du contenu de qualité, il y a un précipice que je ne franchirai pas, mais le fond reste valable ; je persiste à bouder les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier pour publier du contenu car, outre l’absence de contrôle sur la mise en forme, le principe de base reste de jeter les contenus en tas dans les fils d’actualité des personnes abonnées, avec en prime un gloubiboulga algorithmique qui met en avant ce que Facebook − et Twitter penche de plus en plus dans ce sens, contrairement à Google+ pour ce que j’en sais − estime devoir être mis en avant. Or tout l’intérêt d’un blog est, outre le contrôle total de la mise en forme, de bloguer pour soi-même autant que pour ceux qui veulent prendre la peine de s’abonner.

Il en sera donc ainsi : je bloguerai pour ma pomme, des choses dont j’aimerai me souvenir dans quelques années ou qui ont une certaine importance sur le moment, charge à vous de les venir les lire ou de m’en laisser l’exclusivité.

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